L'élevage artisanal de truites

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A quoi sont destinées les truites ?

– La vente directe, au magasin de la Pisciculture les truites sont vendues vivantes, fraiches et nettoyées ou encore fumées au feu de bois.
– La pêche loisir, dans nos étangs et bassins aménagés.
– Le rempoissonnement des rivières et étangs de la région (associations de  pêche, particuliers…).

Fondé en 1896, notre élevage de salmonidés utilise toujours les mêmes installations depuis plus d’un siècle…
Nous faisons grossir à la Pisciculture des truites Fario, des truites Arc-en-ciel, des truites jaunes et des saumons de fontaine. Nous captons une partie du cours de la Vaucouleurs pour alimenter nos viviers en eau fraîche et oxygénée. Cette petite rivière est l’une des plus propres d’Ile de France, et avec sa qualité d’eau remarquable et son débit régulier, elle nous assure de bonnes conditions pour l’élevage de nos truites.

L'élevage à la Pisciculture ?

  • une densité faible
  • pas d’utilisation de médicaments
  • un nourrissage manuel à base d’aliments contrôlés et garantis sans OGM
  • un calibrage à la main des poissons pour une qualité meilleure
  • un suivi sanitaire strict pour des poissons aptes au rempoissonnement en milieu naturel

A la Pisciculture de Villette, nous privilégions la qualité plutôt que la quantité. L’avenir de la pisciculture passe par des pratiques d’élevage durables et responsables.”

Emmanuel Coupin Pisciculteur, gérant. Emmanuel Coupin
Pisciculteur, gérant.

LE COIN DES CURIEUX :

LA F.A.Q SUR L'AQUACULTURE

Les truites sont des poissons carnivores. A l’état sauvage, elles mangent insectes, larves, crustacés, mollusques, petits poissons, etc. En France, les élevages sont contraints de nourrir avec des aliments rigoureusement contrôlés.
A la Pisciculture de Villette, les aliments proviennent de Bretagne et sont composés de farines et d’huiles de poissons issues de la pêche durable ou de l’industrie du poisson, de protéines de volailles, de farines d’insectes, d’une fraction de céréales (sans OGM), de vitamines et d’oligo-éléments.

Par ailleurs, les aliments utilisés par les élevages français doivent répondre à un cahier des charges strict pour ce qui est des éventuelles traces de polluants chimiques.

Notre pisciculture artisanale est axée sur l’affinage des truites (le grossissement). Nous recevons nos petites truites, presque adultes depuis des alevineurs et éleveurs sélectionnés.
Dans notre pisciculture nous n’utilisons pas de médicaments (donc pas d’antibiotiques).
Afin de prévenir les problèmes sanitaires, nous pratiquons une désinfection préventive du matériel et des viviers. C’est un choix rare qui implique une mortalité supérieure à celle d’un élevage utilisant des médicaments, mais nous avons fait ce choix afin d’avoir des truites d’excellente qualité.

Beaucoup de jeunes gens viennent vers moi pour se renseigner sur le métier de pisciculteur, ou parce qu’ils ont un projet professionnel en ce sens. Ce sont des questions très ouvertes auxquelles je ne puis apporter que quelques pistes.
Tout d’abord, il faut savoir que c’est un métier difficile et sinistré, puisqu’il y a beaucoup moins de pisciculteurs aujourd’hui qu’il y a une trentaine d’années.
Ensuite, il ne suffit pas d’aimer la pêche et les poissons pour se lancer ! C’est un métier complet : commerce, gestion, paperasseries innombrables, livraisons, travail en atelier de transformation, entretien du matériel et du site (plomberie, maçonnerie, espaces verts…), et enfin soins aux poissons. Par conséquent, il faut avant tout être courageux (le travail 7 jours sur 7 n’est pas rare), polyvalent, commerçant, aimer la nature (mais aussi aimer travailler tout seul dans son coin pendant que les autres se reposent !). Quant à la pêche, et bien en général un pisciculteur n’a pas le temps d’y aller… ou si peu.
En bref, c’est un métier passionnant mais difficile.
Il existe en France d’excellentes formations à plusieurs niveaux : BEPA, Bac pro, BTSA, voire deuxième et troisième cyles universitaires ou ingénieurs : renseignements dans les centres d’orientation, sur internet…
Le problème réside dans le fait qu’il y a beaucoup plus de diplômés que de places disponibles sur ce tout petit marché de l’emploi. Mon conseil est donc de faire des études plus “généralistes” tant que vous le pouvez, ou de se spécialiser dans une filière connexe plus riche en emploi (environnement, agriculture et espaces verts, etc…). Ensuite, vous pourrez toujours vous spécialiser en reprenant un enseignement piscicole à votre niveau.
Le résultat, c’est que si vous ne trouvez pas de travail en aquaculture, vous pourrez toujours trouver un autre travail en attendant.
N’oubliez pas : sérieux, motivation et courage (avant même la passion) sont les clés du métier.